Le James Foley ‘’décapité’’ N’EST PAS James Foley
Partager la publication "Le James Foley ‘’décapité’’ N’EST PAS James Foley"
De mieux en mieux, ou de pire en pire,
c’est selon. Pour tous ceux qui ont appris à prendre leur distances
vis-à-vis des grands shows médiatiques orchestrés par la machinerie de guerre
étasunienne, la mise en scène de l’égorgement ‘’public’’ d’un
journaliste américain était plus que probable quand on connait le
contexte de l’évènement. De probable, la supercherie devient une évidence après un examen plus sérieux de la vidéo de la ‘’mise à mort’’ de James Foley. Voir l’article : http://reseauinternational.net/execution-james-foley-fake/
Nous aurions pu conclure qu’il s’agit
d’un fake de plus, et passer à autre chose, mais il serait bon de mettre
en lumière tous les détails des méthodes employées pour qu’à l’avenir,
nous soyons en mesure de nous prémunir contre les futurs montages et
arnaques. Pour cela, il suffit de reprendre et réexaminer plus
attentivement l’outil qu’ils nous ont eux-mêmes fourni, la vidéo, de n’y
voir que ce que nous regardons, et non pas ce que l’on nous dit d’y
voir.
La vedette principale de la vidéo, James
Foley, un journaliste qui, comme beaucoup de ces journalistes qui se
font enlever ici ou là (Sahel, Moyen-Orient, etc.) pour les besoins de
la cause, font partie des organes de renseignement du système
hégémonique. James Foley est un spécialiste des enlèvements. Son boulot
est d’être enlevé au bon moment et au bon endroit. Il a déjà été enlevé
en Libye quand cela paraissait utile, comme on le voit dans la vidéo ci-dessous.
Cette vidéo montre las différences entre le Foley « décapité » et James Foley
En Syrie
son enlèvement avait été largement médiatisé, aboutissant, plus d’un an
après, à son ‘’exécution’’ de la manière qu’on connait. Il y a eu, en
fait, deux ‘’enlèvements’’ en un. Le premier, est exactement celui
qu’avaient décrit les médias
de l’époque. Après ‘’l’exécution de Foley’’, nous avons vu fuser de
toutes parts des sarcasmes accusant Libération, le Nouvel Observateur et
consort de s’être trompé, ce qui, de facto, accréditait l’enlèvement,
les médias ne s’étant trompé qu’au sujet de son auteur. Or
l’AFP, Libération et les autres savaient parfaitement ce qu’ils
faisaient en tant qu’acteurs dans une campagne mise en place par ceux
qui les font vivre. Cette campagne visait, à l’époque, à démolir Bachar
Al Assad
en lui attribuant l’enlèvement du journaliste, qui se trouvait
peut-être, en ce moment-là, dans un luxueux hôtel quelque part dans le
monde.
Or James Foley N’EST PAS celui qui
récite son texte devant les caméras de la vidéo qui nous a été montrée.
Alors, où se trouve, en ce moment le vrai James Foley, spécialiste des
enlèvements ? Où qu’il se trouve, s’il n’est déjà mort, sa vie ne vaut
plus un clou. Après un tel raffut international sur son ‘’exécution’’,
comment laisser à un journaliste la possibilité d’écrire un jour ses
mémoires, ou d’être vu accidentellement par des familiers que l’on ne
maitrise pas ?
Si Internet et ses ‘’complotistes’’ sont
de plus en plus prompts à dénicher et révéler les arnaques, les
comploteurs aussi vont vite, un mensonge en chassant un autre à un
rythme effréné. Ils se servent de leurs mensonges, non seulement pour en
construire d’autres, mais ils savent aussi les reconnaitre comme
mensonges pour mieux en valider d’autres, comme c’est le cas ici.
Pour ceux qui cherchent à y voir un peu
plus clair, à défaut de tout comprendre, cette mise en scène a au moins
le mérite de montrer de manière indubitable que l’EI n’est qu’un outil.
Ni plus, ni moins. Et un outil toujours sous contrôle. Ne pas le voir
c’est soit se voiler la face, soit un refus ou une incapacité à se
débarrasser de certains schémas façonnés pendant des années par une
propagande aussi intensive qu’efficace.
Avic – Réseau International
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire