mercredi 23 juillet 2014

Quand le FBI fabrique des terroristes

Le FBI a aidé à organiser des attentats

juillet 22nd, 2014 | by News360x
Le FBI a aidé à organiser des attentats
INTERNATIONAL
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Le FBI a « encouragé, poussé et parfois même payé » des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d’opérations de filature montées de toutes pièces. C’est la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié lundi 21 juillet.
Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, « le ministère américain de la justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique », dénonce ce rapport étayé de nombreux exemples.
« LE FBI POURRAIT AVOIR CRÉÉ DES TERRORISTES »
L’organisation, aidée de l’Institut des droits de l’homme de l’école de droit de l’université de Columbia, a en particulier étudié vingt-sept affaires, de l’enquête au procès, en passant par l’inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu’il s’agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d’avocats, juges ou procureurs.
« Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l’idée de commettre un acte terroriste », résume l’ONG, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens. Dans 30 % des cas, l’agent infiltré a joué un rôle actif dans la tentative d’attentat.
Dans de nombreux cas, les personnes ciblées « n’étaient apparemment pas impliquées dans un plan terroriste ni dans le financement de plans terroristes au moment où le gouvernement a commencé àENQUÊTER sur eux », poursuit l’ONG.
PERSONNES VULNÉRABLES
Selon HRW, le FBI a souvent ciblé des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels. Des informateurs ou policiers infiltrés auraient alors interagi avec elles en élaborant le plan d’attentat, en fournissant les ressources pour le mettre en œuvre, puis en persuadant, voire en faisant pression sur la personne pour qu’elle y PARTICIPE.
L’étude cite notamment les « quatre de Newburgh », accusés d’avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, « fourni l’idée du crime, les moyens, et dégagé la VOIE », transformant en« terroristes » des hommes « dont la bouffonnerie était shakespearienne ».
Le rapport cite également le cas de Rezwan Ferdaus, condamné à dix-sept ans de prison à l’âge de 27 ans pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d’explosifs. Un agent du FBI avait dit de Ferdaus qu’il avait « de toute évidence » des problèmes mentaux, mais le plan avait été entièrement conçu avec le policier infiltré, le FBI ayant notamment FINANCÉ son voyage et son armement.
Voir aussi la vidéo de HRW en anglais :
Le FBI a « encouragé, poussé et parfois même payé » des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d’opérations de filature montées de toutes pièces. C’est la conclusion d’un rapport de l’ONG HUMAN RIGHTS Watch publié lundi 21 juillet.
Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, « le ministère américain de la justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique », dénonce ce rapport étayé de nombreux exemples.
« LE FBI POURRAIT AVOIR CRÉÉ DES TERRORISTES »
L’organisation, aidée de l’Institut des droits de l’homme de l’école de droit de l’université de Columbia, a en particulier étudié vingt-sept affaires, de l’enquête au procès, en passant par l’inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu’il s’agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d’avocats, juges ou procureurs.
« Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l’idée de commettre un acte terroriste », résume l’ONG, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens. Dans 30 % des cas, l’agent infiltré a joué un rôle actif dans la tentative d’attentat.
Dans de nombreux cas, les personnes ciblées « n’étaient apparemment pas impliquées dans un plan terroriste ni dans le financement de plans terroristes au moment où le gouvernement a commencé àENQUÊTER sur eux », poursuit l’ONG.
PERSONNES VULNÉRABLES
Selon HRW, le FBI a souvent ciblé des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels. Des informateurs ou policiers infiltrés auraient alors interagi avec elles en élaborant le plan d’attentat, en fournissant les ressources pour le mettre en œuvre, puis en persuadant, voire en faisant pression sur la personne pour qu’elle y PARTICIPE.
L’étude cite notamment les « quatre de Newburgh », accusés d’avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, « fourni l’idée du crime, les moyens, et dégagé la VOIE », transformant en« terroristes » des hommes « dont la bouffonnerie était shakespearienne ».
Le rapport cite également le cas de Rezwan Ferdaus, condamné à dix-sept ans de prison à l’âge de 27 ans pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d’explosifs. Un agent du FBI avait dit de Ferdaus qu’il avait « de toute évidence » des problèmes mentaux, mais le plan avait été entièrement conçu avec le policier infiltré, le FBI ayant notamment FINANCÉ son voyage et son armement.
Voir aussi la vidéo de HRW en anglais :
Le FBI a « encouragé, poussé et parfois même payé » des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d’opérations de filature montées de toutes pièces. C’est la conclusion d’un rapport de l’ONG HUMAN RIGHTS Watch publié lundi 21 juillet.
Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, « le ministère américain de la justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique », dénonce ce rapport étayé de nombreux exemples.
« LE FBI POURRAIT AVOIR CRÉÉ DES TERRORISTES »
L’organisation, aidée de l’Institut des droits de l’homme de l’école de droit de l’université de Columbia, a en particulier étudié vingt-sept affaires, de l’enquête au procès, en passant par l’inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu’il s’agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d’avocats, juges ou procureurs.
« Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l’idée de commettre un acte terroriste », résume l’ONG, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens. Dans 30 % des cas, l’agent infiltré a joué un rôle actif dans la tentative d’attentat.
Dans de nombreux cas, les personnes ciblées « n’étaient apparemment pas impliquées dans un plan terroriste ni dans le FINANCEMENT de plans terroristes au moment où le gouvernement a commencé à enquêter sur eux », poursuit l’ONG.
PERSONNES VULNÉRABLES
Selon HRW, le FBI a souvent ciblé des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels. Des informateurs ou policiers infiltrés auraient alors interagi avec elles en élaborant le plan d’attentat, en fournissant les ressources pour le mettre en œuvre, puis en persuadant, voire en faisant pression sur la personne pour qu’elle y PARTICIPE.
L’étude cite notamment les « quatre de Newburgh », accusés d’avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, « fourni l’idée du crime, les moyens, et dégagé la VOIE », transformant en« terroristes » des hommes « dont la bouffonnerie était shakespearienne ».
Le rapport cite également le cas de Rezwan Ferdaus, condamné à dix-sept ans de prison à l’âge de 27 ans pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d’explosifs. Un agent du FBI avait dit de Ferdaus qu’il avait « de toute évidence » des problèmes mentaux, mais le plan avait été entièrement conçu avec le policier infiltré, le FBI ayant notamment FINANCÉ son voyage et son armement.
Voir aussi la vidéo de HRW en anglais :
Source : Le Monde

Le FBI accusé d'avoir "créé des terroristes" par Human Rights Watch

22.07.2014 10:05
La police fédérale américaine aurait poussé des musulmans américains à commettre des actes terroristes, selon un rapport de HUMAN RIGHTS Watch. La moitié des condamnations seraient le fruit de coups montés.

UN EXEMPLE: LES QUATRE DE NEWBURGH

L'étude de HUMAN RIGHTS Watch cite notamment les quatre de Newburgh, accusés d'avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine.

Dans cette affaire, Washington a, selon un juge, "fourni l'idée du crime, les moyens et dégagé la VOIE" et transformé en "terroristes" des hommes.







-Un apprenti terroriste piégé par le FBI
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    • http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/18/01003-20120218ARTFIG00350-un-apprenti-terroriste-piege-par-le-fbi.php



Amine El Khalifi risque la prison à perpétuité.
Un Marocain préparait un attentat suicide contre le Capitole. Il a été arrêté muni d'une arme et d'une veste d'explosifs factices, fournies par des agents fédéraux qui se faisaient passer pour des membres d'al-Qaida.

*Vendredi vers midi, le FBI a arrêté à Washington, dans un parking proche du Capitole, un Marocain de 29 ans, Amine El Khalifi, soupçonné de vouloir commettre un attentat suicide contre le Congrès américain. Il était en possession d'une arme automatique MAC-10 et d'une bombe, qu'il croyait prête à exploser. En fait, ces armes ne lui avaient pas été fournies par des membres d'al-Qaida, avec lequel il pensait être en contact, mais par des agents fédéraux, qui s'étaient fait passer pour des terroristes. «L'arme et la bombe avaient été rendues inoffensives par les forces de l'ordre et ne constituaient pas une menace pour la population», a indiqué le ministère américain de la Justice.
Le parking où Amine El Khalifi a été arrêté vendredi.Le parking où Amine El Khalifi a été arrêté vendredi. Crédits photo : ALEX WONG/AFP
Rapidement présenté à un juge, Amine El Khalifi a été inculpé de «tentative d'utilisation d'arme de destruction massive contre la propriété des États-Unis». Il encourt la prison à perpétuité. Il avait d'abord envisagé de commettre des attaques contre des installations militaires, une synagogue ou encore un restaurant fréquenté par des responsables militaires, avant de se déterminer à attaquer le Capitole, mi-janvier. À plusieurs reprises, il avait confié à son faux contact d'al-Qaida «un désir de mener une opération dans laquelle il utiliserait une arme et tuerait des gens face à face», selon le ministère américain de la Justice. Il avait mené le mois dernier un test d'explosion, en utilisant un téléphone PORTABLE comme détonateur.

Deux autres tentatives à Washington en 2011

Amine El Khalifi était surveillé de près par le FBI depuis plus d'un an, à la suite d'une dénonciation dont les circonstances ne sont pas encore claires. Arrivé aux États-Unis en 1999 avec un visa touristique, en situation illégale depuis, il était convaincu que la guerre contre le terrorisme était une guerre contre les musulmans et cherchait à «être associé à un groupe extrémiste armé», selon l'acte d'accusation. Sa première RENCONTRE avec «Youssouf», l'agent du FBI qu'il croyait être membre d'al-Qaida, remonte au mois de décembre 2011. Vendredi, avant de s'emparer de ses armes, il était allé prier dans une mosquée près de Washington.
L'arrestation d'Amine El Khalifi, présenté comme «déterminé» par les forces de police et qui agissait seul, suscite des interrogations aux États-Unis sur les méthodes du FBI. «Comme dans d'autres opérations récentes contre le terrorisme, les agents fédéraux sont accusés d'encourager les suspects et, dans certains cas, de suggérer des tactiques et des cibles», résume le Washington Post. La question est de savoir si le suspect aurait conduit la même opération sans l'appui de l'agent infiltré du FBI, qui lui a fourni ses armes. Selon le procureur fédéral qui l'a inculpé, il a toutefois «conçu lui-même le projet, les cibles et les méthodes» de sa tentative d'attentat.
L'an dernier, deux tentatives d'attaques contre le Congrès et contre le métro de Washington ont été déjouées, impliquant les mêmes méthodes d'infiltration par le FBI. La sénatrice Susan Collins, membre de la commission sur la Sécurité nationale du Sénat, a vu dans la tentative d'attentat d'Amine El Khalifi «un nouvel exemple de la radicalisation d'extrémistes tentant d'attaquer les Américains à l'intérieur de nos frontières». Selon un rapport du Congrès américain, 36 projets d'attentats menés par des Américains ou des résidents permanents aux Etats-Unis ont été déjoués de mai 2009 à février 2012, contre 21 entre 2001 et 2009.

Le FBI organise presque tous les complots terroristes aux États-Unis

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-FBI-organise-presque-tous-les-complots-terroristes-aux-Etats-Unis-17626.html

Russia Today, 9 septembre 2011 – Traduction E&R

Le FBI emploie aujourd’hui 15 000 agents sous couverture, soit dix fois plus qu’en 1975. Si vous pensez que ça fait un peu trop d’espions – espions qui gagnent jusqu’à 100 000 $ par mission –, vous pourrez facilement vérifier tout ce qu’ils ont accompli : ils ont empêché un nombre impressionnant d’attentats terroristes et de catastrophes dans la veine du 11 Septembre de se produire sur le sol américain. Ces agents sont néanmoins responsables d’autre chose : la préparation même de ces attentats.
Au cours des dernières années, le FBI a utilisé des informateurs entraînés non seulement pour filer les terroristes présumés, mais pour les piéger dès le départ. Un récent rapport produit par Mother Jones et l’Investigative Reporting Program de l’université de Berkeley en Californie analyse des statistiques très éloquentes sur le rôle des informateurs du FBI dans les affaires de terrorisme dont s’est occupé le Bureau dans la dernière décennie, depuis les attaques du 11 Septembre.
Le rapport révèle que le FBI infiltre régulièrement des communautés où il suspecte des individus au potentiel terroriste de se lier à d’autres. Quelles que soient les intentions réelles de leurs cibles, les agents sont envoyés dans ces communautés pour s’y intégrer, trouver des suspects qui pourraient potentiellement mener des attaques de type « loup solitaire » et plus ou moins lesencourager à le faire. En fournissant des armes, des fonds et un plan, les agents dirigés par le FBIencourageront des individus, qui ne l’auraient pas fait tout seuls, À PARTICIPER à la préparation d’attaques terroristes, mais seulement dans le but de les arrêter avant qu’un quelconque événement ne se soit produit.
De plus, un ancien officiel de haut rang du FBI a confié à Mother Jones que pour chaque informateur officiellement employé par le Bureau, jusqu’à trois agents travaillent – non-officiellement – sous couverture.
Le FBI a utilisé ces informateurs pour préparer puis empêcher plusieurs des plus grandes attaques potentielles de ces dernières années. Le rapport révèle que les tentatives d’attaque à la bombe dans le métro de Washington, dans celui de New York, la tentative de détruire le Sears Tower de Chicago et beaucoup d’autres ont toutes été orchestrées par des agents du FBI. En réalité, d’après le rapport, seulement trois des complots terroristes de la dernière décennie n’ont pas été planifiés par des agents en relation avec le FBI.
Le rapport révèle que dans la plupart des cas, d’importants rendez-vous entre les informateurs et les PARTICIPANTS inconnus se font volontairement hors enregistrement, pour éviter toute possibilité que l’accusation de piège puisse provoquer l’écroulement de l’affaire. La plus élaborée des manigances du FBI fut peut-être l’affaire des « Quatre de Newburgh ». Dans la banlieue de New York, un informateur a infiltré une communauté musulmane et y a engagé quatre hommes pour mener une série d’attaques. Ces hommes ne les ont peut-être jamais menées, mais quand l’informateur leur a proposé un plan et une paire de missiles, ils ont accepté. Les avocats de la défense ont hurlé au piège, mais les accusés ont quand même été condamnés à 25 ans de prison chacun.
« Le problème avec les cas dont on parle est que les accusés n’auraient rien fait du tout si les agents du gouvernement ne leur avaient pas mis des coups de pied au cul », a déclaré Martin Stolar à Mother Jones. Stolar représentait le suspect impliqué dans la préparation d’un attentat à la bombe à New York, qui avait été monté de toutes pièces par des agents du FBI. « Ils créent des affaires criminelles pour les résoudre et ainsi se proclamer victorieux dans la guerre contre la terreur. » De son côté, le FBI affirme que cette méthode est un plan de « préemption », de « prévention » et de « perturbation » (disruption).
Le rapport révèle aussi que sur les cinq cents et quelques poursuites judiciaires reliées auterrorisme qui ont été analysées, près de la moitié ont impliqué l’utilisation d’informateurs, dont la plupart ont travaillé pour le FBI en échange d’argent ou pour effacer des casiers criminels. Dans les 158 poursuites judiciaires qui ont abouti, 49 accusés ont PARTICIPÉ à des complots que des agents provocateurs [1] ont arrangés pour le FBI.
Des experts font remarquer que les CHANCES DE GAGNER un procès en terrorisme, qu’il se soit agi d’un piège ou non, sont quasi inexistantes. « Les conspirations auxquelles les individus sont accusés d’avoir pris part – attaques contre le métro ou plan pour détruire des immeubles à la bombe – sont tellement effrayantes qu’elles peuvent submerger un jury », a dit à Mother JonesDavid Cole, professeur à l’université de Georgetown. Depuis le 11 Septembre, presque deux tiers des affaires liées au terrorisme se sont terminées par des accusés plaidant coupable. « Ils ne disent pas “Je me suis fait avoir” ou “J’ai été immature” », fait remarquer un membre du FBI à la RETRAITE.
Tous ces individus plaidant coupable se sont souvent simplement retrouvés au bon endroit au mauvais moment. Farhana Khera, du collectif Muslim Advocate, note que les agents vont « à la pêche » dans des mosquées, juste pour voir s’ils peuvent trouver un intérêt dans ces communautés. « Le FBI dit maintenant à ses agents qu’ils peuvent aller dans les maisons ou les lieux de culte sans même aucune présomption », dit Khera. « Cela soulève de nombreuses questions constitutionnelles. »
Depuis la fabrication de toutes pièces jusqu’au grand dénouement, ce genre d’opération déborde de problèmes constitutionnels. Une décennie après le 11 Septembre, cependant , le FBI déploie tous les moyens à sa disposition pour empêcher les terroristes – ou ceux qu’il croit susceptibles de le devenir un jour – de blesser l’Amérique.

Prolonger l’article avec Kontre Kulture :

Notes

[1] En français dans le texte.

Comment le FBI fabrique les terroristes…

http://www.legrandsoir.info/comment-le-fbi-fabrique-les-terroristes.html
Une étude de 175 pages réalisée par le projet Salam passe au crible le cas de 399 personnes ayant figuré dans les fichiers du ministère de la justice des États-Unis entre 2001 et 2010. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les méthodes pour identifier et poursuivre les présumés terroristes s’en trouvent fortement critiquées.
La plupart des arrestations qui s’en sont suivies sont survenues dans le cadre de la soi-disant guerre contre le terrorisme lancée après le 11 Septembre. Selon le rapport intitulé « Inventing terrorists : the lawfare of preemptive persecution », nombre de citoyens étasuniens de confession musulmane ont été injustement ciblés. Ce document est le premier document du genre à aborder de manière aussi nette la question des « accusations préventives ».
Ses auteurs donnent une définition de ce tout nouveau concept juridique et l’inscrivent dans la stratégie de mise en œuvre des lois postérieures aux attentats pour identifier et poursuivre des personnes ou des organisations dont les idées, les croyances ou les affiliations religieuses soulèvent des préoccupations pour le gouvernement en matière de sécurité. Seuls 25 % des cas (99 personnes sur 399) portent sur des allégations de soutien matériel au terrorisme. 30 % d’entre eux font l’objet d’accusations de complot. Un peu plus de 17 % (71 personnes sur 399) ont été impliqués dans des opérations d’infiltration du territoire. Enfin, 16% concernent de fausses déclarations ou des allégations de parjure, alors que les délits liés aux lois migratoires n’impliquent que 6 % des cas.
Toujours selon ce même rapport, onze cas à peine peuvent être réellement définis comme une menace potentiellement importante pour les États-Unis. Et les menaces n’étaient réellement fondées que dans trois cas seulement : pour les frères Tsarnaïev et Nidal Malik Hasan.
L’une des stratégies du FBI est d’utiliser des agents provocateurs pour inciter les supposés terroristes à franchir le Rubicon. « Le gouvernement a ciblé les personnes exprimant de idées non-conformes et leur a fait parvenir, par le biais d’agents fédéraux utilisés à dessein, de faux missiles, des armes, des fusils d’assaut et de l’argent ». Ce n’est pas tout. « Les agents ont également adressé à ces personnes des encouragements, se liant même parfois d’amitié avec elles. Ils les aidaient dans la planification technique et stratégique pour savoir si elles pouvaient être manipulées et commettre des actions violentes ou criminelles », indique le rapport.
Le gouvernement étasunien pouvait également mettre en avant des « délits techniques mineurs », comme des erreurs administratives sur des documents relatifs à l’émigration, de présumées fausses déclarations à un agent public ou de simples problèmes liés au fisc pour poursuivre quelqu’un qui aurait eu le malheur de déplaire. «  Le but évidemment est de faire croire au commun des mortels qu’il vit sous la menace constante d’attentats terroristes. Les États-Unis sont très impliqués dans la surveillance de tout un chacun, et cette surveillance leur est précieuse », explique Steven Downs, un avocat membre du projet Salam qui a publié le rapport. « La justification légale de ces actions découle de l’existence de la guerre contre le terrorisme. Rien n’aurait été possible sans cette dernière. C’est pourquoi ils (les agents fédéraux, NDLR) doivent continuer à arrêter des personnes et les incarcérer pour invoquer la menace du risque terroriste et donner une justification au maintien des mesures d’exception ».
Au moment où le quart de la population totale des prisonniers à l’échelle du globe se trouve aux États-Unis, rien d’étonnant à ce que certains observateurs internationaux respectés définissent l’État qui se considère comme un exemple de liberté et de démocratie comme une « dictature démocratique ».
L’économiste canadien Michel Chossudovsky énonce quant à lui une évidence douloureuse quand il écrit qu’aux États-Unis s’accentue la tendance à « un État totalitaire militaire en costume civil ». Autrement dit, l’Oncle Sam ne veut la démocratie qu’à l’unique condition qu’il puisse la contrôler. La démocratie étasunienne, c’est un système où vous êtes libre de faire tout ce que vous voulez tant que vous faites ce qu’on vous dit.
Capitaine Martin.
»» http://www.resistance-politique.fr/article-comment-le-fbi-fabrique-les...

Publié le 21 juillet 2014 à 10h39 | Mis à jour le 22 juillet 2014 à 00h00
http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201407/21/01-4785493-comment-le-fbi-aurait-cree-des-terroristes.php

Comment le FBI aurait créé des terroristes

En juin 2008, Shahed Hussain, informateur du FBI, rencontre James Cromitie,... (Archives Bloomberg)
ARCHIVES BLOOMBERG





RICHARD HÉTU
La Presse
(New York) En juin 2008, Shahed Hussain, informateur du FBI, RENCONTRE James Cromitie, ancien petit trafiquant de drogue converti à l'islam, dans le stationnement d'une mosquée de Newburgh, à une centaine de kilomètres au nord de New York.
Comme il le fait depuis plusieurs mois avec les habitués de la mosquée, Hussain entraîne son interlocuteur dans une discussion sur le djihad. Or, contrairement aux autres, Cromitie réagit avec enthousiasme au complot proposé par cet homme dont il ne sait rien. Ainsi, moyennant la somme de 250 000$ que lui offre l'informateur, il accepte de PARTICIPER à un complot consistant à poser des bombes près de deux synagogues du Bronx et à tirer des missiles sol-air sur des avions militaires.
Mais Cromitie, alors âgé de 45 ans, tarde à passer à l'action, ignorant les appels téléphoniques de Hussain pendant plusieurs semaines. Ce n'est qu'après avoir perdu son EMPLOI CHEZWalmart qu'il reprend contact avec l'informateur du FBI. Celui-ci lui réitère alors son offre financière.
L'appât du gain joue un rôle déterminant non seulement dans la décision de Cromitie d'aller de l'avant avec le complot, mais également dans le recrutement de trois complices dont il se charge. L'un d'eux, Laguerre Payen, immigré d'origine haïtienne et de confession catholique, a reçu un diagnostic de
schizophrénie. Cromitie souffre lui-même de troubles mentaux, ayant avoué à un psychiatre entendre et voir des choses qui n'existent pas.
Avec de tels apprentis terroristes, Shahed Hussain doit s'occuper de tout pour faire progresser le complot, y compris fournir des explosifs (inutilisables) et un missile (désactivé). Les «quatre de Newburgh», comme ils seront plus tard surnommés, seront arrêtés le 20 mai 2009 près d'une synagogue de Riverdale, dans le Bronx. Trois d'entre eux, dont Cromitie, seront reconnus coupables en octobre 2011 de huit chefs d'inculpation.
Shahed Hussain... (Photo tirée du site centeronnationalsecurity.org) - image 2.0
Shahed Hussain
PHOTO TIRÉE DU SITE CENTERONNATIONALSECURITY.ORG
Mais la juge Colleen McMahon, tout en se VOYANT tenue à les condamner à 25 ans de prison en juillet 2011, ne cachera pas son indignation face aux méthodes du FBI.
«Seul le gouvernement aurait pu faire un terroriste de M. Cromitie, dont la bouffonnerie est carrément d'envergure shakespearienne», dira-t-elle à l'issue du procès.
L'histoire des «quatre de Newburgh» est relatée dans un rapport de 241 pages publié hier par l'organisation HUMAN RIGHTS Watch (HRW), qui accuse le FBI d'avoir poussé des musulmans américains à commettre des attentats après le 11-Septembre.
27 cas examinés
Le rapport contient plusieurs autres exemples d'informateurs du FBI qui ont entraîné des gens souvent vulnérables À PARTICIPER à des complots terroristes, leur fournissant l'idée et les moyens. Parmi les 27 cas examinés en profondeur par HRW, on trouve également l'histoire de Rezwan Ferdaus, qui souffrait «de toute évidence» de problèmes mentaux, selon l'aveu d'un agent du FBI à son père. Ferdaus a été condamné à 17 ans de prison à l'âge de 27 ans pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Capitole avec des minidrones bourrés d'explosifs. Le plan avait été conçu de A à Z par un informateur du FBI, qui a financé le voyage de l'apprenti terroriste à Washington et son armement.
«On a dit aux Américains que leur gouvernement ASSURAIT leur sécurité en empêchant et en punissant le terrorisme à l'intérieur des États-Unis», a déclaré Andrea Prasow, l'un des auteurs du rapport réalisé avec l'aide de l'Institut des droits de l'homme de l'École de droit de l'université de Columbia. «Mais regardez de plus près et vous réaliserez que nombre de ces personnes n'auraient jamais commis de crime si les forces de l'ordre ne les avaient pas encouragées, poussées et parfois même payées pour commettre des actes terroristes.»
«Le gouvernement américain devrait arrêter de traiter les musulmans comme des terroristes en puissance», a ajouté l'avocate.
Le porte-parole du ministère de la Justice, Marc Raimondi, a défendu les méthodes du FBI, faisant valoir qu'elles avaient été validées par la Cour suprême et qu'elles constituaient «un outil de grande valeur pour protéger le pays contre le terrorisme».
Plus de 500 affaires de terrorisme ont été traitées par la justice américaine depuis 2001. Selon HRW, près de la moitié des condamnations obtenues dans ces affaires résultent de coups montés ou de guet-apens. Dans 30% des cas, des informateurs du FBI ont joué un rôle actif dans le complot.
HRW recommande notamment au FBI de revoir son utilisation d'informateurs.

Terrorisme : quand le FBI pousse des musulmans à commettre des attentats

http://actu.orange.fr/monde/terrorisme-quand-le-fbi-pousse-des-musulmans-a-commettre-des-attentats-afp-s_CNT0000003cWP1.html






Un rapport de l'ONG HUMAN RIGHTS Watch révèle que le FBI a incité des Américains musulmans à perpétrer des attentats.
Le "Federal Bureau of Investigation" a "encouragé, poussé et parfois même payé" des citoyens américains de confession musulmane afin de les possuer à commettre des attentats. Cette information a été révélée lundi 21 juillet par l'organisation Human Rights Watch (HRW), qui fournit comme preuves PLUS 500 affaires judiciaires.
Dans son rapport, HRW dénonce : "Le ministère américain de la Justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l'appartenance religieuse et ethnique".
"Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l'idée de commettre un acte terroriste", poursuit HRW.
Toutes les affaires évoquées par Human Rights Watch datent d'après le 11 septembre 2001. Épaulée par l'Institut des droits de l'homme de l'Ecole de droit de l'Université de Columbia, l'ONG a étudié en particulier 27 affaires de terrorisme ayant donné lieu à UNE ENQUÊTEpuis à un procès aux États-Unis.
Pour les besoins du rapport, 215 personnes ont été interrogées, qu'il s'agisse des inculpés eux-mêmes ou de leurs proches, d'avocats, de juges ou de procureurs.
Parmi les affaires citées figure notamment celle des "quatre de Newburgh", accusés d'avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, "fourni l'idée du crime, les moyens, et dégagé la VOIE" pour permettre ces attaques.

Human Rights Watch dénonce

Quand le FBI fabrique des terroristes

Par : Rubrique Radar
Il a “encouragé, poussé et parfois même payé” des musulmans américains, pour les inciter à commettre des attentats, au cours d’opérations de filature et clandestines montées de toutes pièces après le 11-Septembre. C’est là une des conclusions d’un rapport deHUMAN RIGHTS Watch (HRW) étayé de nombreux exemples où l’organisation dénonce nommément le FBI. Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, “le ministère américain de la Justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique”, dénonce ce rapport. L’organisation, aidée de l’Institut des droits de l’Homme de l’École de droit de l’université de Columbia, a en particulier étudié 27 affaires, de l’enquête au procès, en passant par l’inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu’il s’agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d’avocats, juges ou procureurs. “Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l’idée de commettre un acte terroriste”, résume un communiqué, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens.
http://www.liberte-algerie.com/radar/quand-le-fbi-fabrique-des-terroristes-human-rights-watch-denonce-225575

Quand le FBI paye des Américains musulmans pour commettre des attentats


le 22 juillet 2014 à 07h51
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/quand-le-fbi-paye-des-americains-musulmans-a-commettre-des-attentats-8455246.html$AMÉRIQUES

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AMÉRIQUESAfin d'augmenter le nombre d'arrestations et justifier les lois anti-terroristes, le FBI a encouragé et payé des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats au cours d'opérations montées de toute pièces après le 11-Septembre.
Le FBI a "encouragé, poussé et parfois même payé" des musulmans américains pour les inciter à commettre desattentats, au cours d'opérations de filatures et clandestines montées de toutes pièces après le 11-Septembre, conclut un rapport de HUMAN RIGHTS Watch (HRW) étayé de nombreux exemples.

Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, "le ministère américain de la Justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l'appartenance religieuse et ethnique", dénonce ce rapport.

L'organisation aidée de l'Institut des droits de l'homme de l'Ecole de droit de l'Université de Columbia a en particulier étudié 27 affaires, de L'ENQUÊTE au procès, en passant par l'inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu'il s'agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d'avocats, juges ou procureurs.

Le FBI fournit même l'idée et la LOGISTIQUE
"Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l'idée de commettre un acte terroriste", résume un communiqué, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens. Dans 30% des cas, l'agent infiltré a joué un rôle actif dans la tentative d'attentat.

"On a dit aux Américains que leur gouvernement ASSURAIT leur sécurité en empêchant et en punissant le terrorisme à l'intérieur des Etats-Unis", a déclaré Andrea Prasow, l'un des auteurs du rapport. "Mais regardez de plus près et vous réaliserez que nombre de ces personnes n'auraient jamais commis de crime si les forces de l'ordre ne les avaient pas encouragés, poussés, et parfois même payés pour commettre des actes terroristes".

L'étude cite notamment les quatre de Newburgh, accusés d'avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, "fourni l'idée du crime, les moyens, et dégagé la VOIE" et transformé en "terroristes" des hommes "dont la bouffonnerie était shakespearienne".

Selon HRW, le FBI a aussi souvent ciblé des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels. Le rapport cite également le cas de Rezwan Ferdaus, condamné à 17 ans de prison à l'âge de 27 ans pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d'explosifs. Un agent du FBI avait dit de Ferdaus qu'il avait "de toute évidence" des problèmes mentaux, mais le plan avait été entièrement conçu avec le policier infiltré.

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